dissertation sur les fables de la fontaine
DissertationFABLES, JEAN DE LA FONTAINE Sujet n°1 : «La logique vous mènera d’un point A à un point B. L’imagination vous emmènera où vous voulez » Albert Einstein L’imagination est la faculté de se représenter ou de former des images à travers l’esprit à partir d’éléments dérivés de perceptions sensorielles ou bien de façon abstraite.
LaFontaine a utilisé le champ lexical des humeurs «hardi» (vers 7) «colère» (vers11) «cruelle» (vers18), on voit donc que le Loup est méchant et brusque avec l'agneau qui lui est gentil et frêle. L'auteur met en scène des animaux pour représenter des humains avec des traits de caractères spécifiques et des humeurs différentes.
DissertationIntroduction: Jean de La Fontaine, écrivain français du XVIIème siècle, publie son premier recueil Fables Choisies en 1668. Les fables du recueil sont des récits courts mettant en scène des animaux et délivrant l’esprit critique et proposant une morale. Pourtant, selon Rousseau les fables de la Fontaine ne font que
Uneœuvre, un parcours Des analyses d'œuvres et des outils pour réussir le Bac Fables (livres VII à XI) de Jean de La Fontaine à la loupe Une œuvre, un parcours Des ouvrages clairs, concis et accessibles destinés aux élèves pour leur fournir l'essentiel sur l'œuvre e
Dissertationsur les Fables de la Fontaine.Modifié par mon prof particulier.Note reçu de 19.25.Sujet sur la vérité/mensonge. Extrait - Sujet : Pensez vous que de mensonge peut être un moyen d’atteindre la vérité .Pascal, dans ses Pensées, définit l'imagination comme « maitresse d'erreur et de fausseté » L'imagination est pourtant le support des fables, et plus
Site De Rencontre Gratuit Comme Facebook. Forum Archives du forum Divers [ARCHIVE] Philosophie Commentaire littéraire sur une fable de la Fontaine, JAI BESOIN DE VOUS ! SVP Affichage des résultats 1 à 2 sur 2 09/02/2005, 16h07 1 dedou23 Commentaire littéraire sur une fable de la Fontaine, JAI BESOIN DE VOUS ! SVP - Bonjour j'aurais besoin d'aide. Je suis en 1ere S et j'ai un commentaire composé à faire sur la fable du laboureur et ses enfants. La voici Le Laboureur et ses Enfants Livre V, fable 9 Travaillez, prenez de la peine C'est le fonds qui manque le moins Un riche laboureur, sentant sa mort prochaine, Fit venir ses enfants, leur parla sans témoin. Gardez vous, leur dit-il, de vendre l'héritage, Que nous ont laissé nos parents Un trésor est caché dedans. Je ne sais pas l'endroit; mais un peu de courage Vous le fera trouver, vous en viendrez à bout. Remuez votre champ dès qu'on aura fait l'oût Creusez, fouillez, bêchez; ne laissez nulle place Où la main ne passe et repasse Le père mort, les fils vous retournent le champ Deçà, delà, partout; si bien qu'au bout de l'an Il en rapporta davantage. D'argent, point de caché. Mais le père fut sage De leur montrer avant sa mort Que le travail était un trésor. Ce qui m'aiderai c'est de trouver des axes Dire en quoi ceci est un apologue et trouver des figures de style en indiquant l'effet produit. Toutes réponses sont les bienvenues, même une petite idée juste une petite chose à m'apporter, n'hésitez pas à me répondre !! - 09/02/2005, 16h23 2 Re Commentaire littéraire sur une fable de la Fontaine, JAI BESOIN DE VOUS ! SVP Bonjour, Je n'ai pas l'impression que vous soyiez dans la thématique de ce forum ici la section est appelée "philosophie" et pas "français". De plus si vous lisez cette annonce vous comprendrez que ce forum n'est pas une bouée de secours pour élèves à la bourre dans leurs devoirs. De plus, pas la peine de mettre dans votre titre "j'ai besoin de vous SVP". C'est le cas de la majorité des personnes qui viennent sur ce forum, qui souhaitent avoir des réponses à leurs questions. Enfin, dernière petite remarque je vois que vous n'avez même pas mis dans votre message le moindre "merci d'avance", ce qui aurait été la moindre des politesse à l'attention des personnes qui auraient bien voulu vous aider. Je verrouille ce fil, qui est HS ici. Enfin, si vous souhaitez reposter sur ce forum, je vous invite à d'abord lire la charte, à cette adresse Merci de votre compréhension. Nomina si nescis, perit et cognito rerum. Sur le même sujet Discussions similaires Réponses 2 Dernier message 09/03/2007, 08h40 Réponses 13 Dernier message 26/06/2006, 14h18 Réponses 1 Dernier message 27/10/2004, 14h48 Réponses 10 Dernier message 26/09/2004, 17h23 Réponses 11 Dernier message 28/04/2004, 13h50 Fuseau horaire GMT +1. Il est actuellement 04h37.
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28 janvier 2011 5 28 /01 /janvier /2011 1902 La fable d’ Esope "Le vieillard et la Mort", que l’on peut lire ci-dessous, a inspiré à Jean de La Fontaine trois autres fables sur le thème de l’Homme face à la Mort La Mort et le Malheureux - La Mort et le Bûcheron La Mort et le Mourant N'étant pas de celles que l'on apprenait souvent en classe, ces fables ne sont pas des plus connues, mais elles rejoignent les préoccupations actuelles de la société française sur ce sujet, et les débats du Sénat sur l'euthanasie des 25-26 janvier 2011. Ces fables montrent combien tous les hommes sont attachés à leur existence, aussi misérable soit-elle. Selon un dicton catalan "Payer et mourir, on a toujours le temps ! " Le Vieillard et la Mort Un jour un vieillard ayant coupé du bois, le chargea sur son dos. Il avait un long trajet à faire. Fatigué par la marche, il déposa son fardeau et il appela la Mort. La Mort parut et lui demanda pour quel motif il l’appelait. Le vieillard répondit "C’est pour que tu me soulèves mon fardeau…" Chez La Fontaine, " La Mort et le Malheureux " I, fable 15, premier exemple des "fables doubles" est suivie de " La Mort et le Bûcheron " I, fable 16 – la plus connue des trois source Esope La Mort et le Malheureux Un Malheureux appelait tous les jours La mort à son secours; Ô Mort, lui disait-il, que tu me sembles belle ! Viens vite, viens finir ma fortune cruelle. La mort crut en venant, l'obliger en effet. Elle frappe à sa porte, elle entre, elle se montre. Que vois-je ! cria-t-il, ôtez-moi cet objet ; Qu'il est hideux ! que sa rencontre Me cause d'horreur et d'effroi ! N'approche pas, ô Mort ; ô Mort, retire-toi. Mécénas fut un galant homme Il a dit quelque part Qu'on me rende impotent, Cul-de-jatte, goutteux, manchot, pourvu qu'en somme Je vive, c'est assez, je suis plus que content. Ne viens jamais, ô Mort ; on t'en dit tout autant. La Mort et le Bûcheron Un pauvre bûcheron, tout couvert de ramée, Sous le faix du fagot aussi bien que des ans Gémissant et courbé, marchait à pas pesants, Et tâchait de gagner sa chaumine enfumée. Enfin, n'en pouvant plus d'effort et de douleur, Il met bas son fagot, il songe à son malheur. Quel plaisir a-t-il eu depuis qu'il est au monde ? En est-il un plus pauvre en la machine ronde ? Point de pain quelquefois, et jamais de repos. Sa femme, ses enfants, les soldats, les impôts, Le créancier et la corvée Lui font d'un malheureux la peinture achevée. Il appelle la Mort ; elle vient sans tarder, Lui demande ce qu'il faut faire. C'est, dit-il, afin de m'aider A recharger ce bois ; tu ne tarderas guère. Le trépas vient tout guérir ; Mais ne bougeons d'où nous sommes Plutôt souffrir que mourir, C'est la devise des hommes. On peut lire la troisième fable La Mort et le Mourant I en cliquant sur la vignette Published by L17 - dans Lectures & Citations
Maître Corbeau, sur un arbre perché, Tenait en son bec un fromage. » Ces mots, appris dès l’école primaire, sont extraits des Fables de La Fontaine. Mais saviez-vous que cette oeuvre fête ses 350 ans cette année ? Loin d’être réservées aux enfants, l’histoire du corbeau et du renard ou encore de la cigale et de la fourmi sont devenues un monument de la littérature française. Voici 5 choses que vous ignorez peut-être sur ces célèbres fables. 1- Elles fêtent leurs 350 ans en 2018 Les Fables de La Fontaine viennent de souffler leurs 350 bougies en mars 2018. En effet, c’est en mars 1668 qu’a été publié pour la première fois le premier tome de ces fables, contenant les livres I à VI. Dans ce premier tome, figurent des fables apprises par cœur par des générations d’écoliers, notamment Le corbeau et le renard et La cigale et la fourmi. Le second tome livres VII à XI est paru dix ans plus tard, en 1678 et 1679, et le livre XII en 1693. Il a été réédité dès 1694, quelques mois avant la mort de l’auteur. 2- Leur renommée n’a jamais faibli Dès 1668, les Fables de La Fontaine ont connu un succès immédiat. En effet, la même année que l’édition in-4°, une édition in-12 en deux volumes a été mise en vente, illustrée par des vignettes gravées par François Chauveau. Depuis, les fables de Jean de La Fontaine 1621-1695 ont été rééditées un nombre incalculable de fois. Leur popularité auprès des enseignants comme du grand public ne s’est jamais démentie jusqu’à aujourd’hui. Cette oeuvre est même connue et célébrée bien au-delà des frontières de la France, au Québec et dans toute la francophonie ! 3- Elles s’inspirent de fables plus anciennes Si le nom de Jean de La Fontaine est aujourd’hui indissociable de ses Fables, l’auteur les présentait modestement comme de simples traductions » en vers des fables attribuées à Ésope. En effet, La Fontaine n’est pas le pionnier du genre et s’est largement inspiré de ce qui avait été écrit par d’autres. Ses sources étaient les fables antiques avec d’Ésope et Phèdre, mais aussi les fables orientales avec l’influence de la tradition indienne. Ainsi, l’histoire du corbeau et du renard serait tirée des fables d’Ésope. 4- Elles recèlent une morale… ou une critique Fidèle à la tradition des fabulistes, Jean de la Fontaine dépeint des animaux pour énoncer une morale ou faire passer une critique du pouvoir et de la société. Bien que le premier tome ait été destiné à l’éducation du Dauphin, le fils de Louis XIV et futur roi, le poète n’a pas hésité à critiquer la société dans laquelle il vivait et a déclaré dans son introduction Je me sers des animaux pour instruire les hommes ». aire parler des animaux pour décrire la société humaine et ses travers est un procédé vieux comme le monde, chez les caricaturistes comme chez les auteurs pour enfants. Dans la lignée des Fables de La Fontaine, il a notamment été repris par Beatrix Potter dans un autre classique de la littérature jeunesse les aventures de Pierre Lapin. 5- Elles sont un classique de la langue française Malgré leur but éducatif, les Fables de La Fontaine ne se sont jamais adressées exclusivement aux enfants. Ce chef-d’œuvre de la poésie française figure parmi les classiques enseignés de l’école primaire à l’université. Saviez-vous que ces fables sont même à l’origine d’expressions proverbiales entrées dans le langage courant ? Tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute. » Le Corbeau et le Renard – Livre I, 2 La raison du plus fort est toujours la meilleure. » Le Loup et l’Agneau – Livre I, 10 Patience et longueur de temps Font plus que force ni que rage. » Le Lion et le Rat – Livre II, 11 Aide-toi, le ciel t’aidera. » Le Chartier embourbé – Livre VI, 18 Et puis nous y pouvons apprendre Que tel est pris qui croyait prendre. » Le Rat et l’huître – Livre VIII, 9 Quelle plus belle reconnaissance pour un auteur de fables que de voir ses mots repris par la sagesse populaire ? Si cette présentation vous a donné envie de vous replonger dans l’oeuvre originale, vous pouvez retrouver toutes vos fables préférées sur le site du Musée Jean de La Fontaine lien ci-dessous. Plus d’information Visitez le site Source POSER UN GESTE D'AMOUR Une contribution volontaire aide véritablement à maintenir ce site ouvert et ainsi vous devenez un Gardien Passeurs en action. CLIQUEZ ICI POUR CONTRIBUERMerci Texte partagé par les Chroniques d'Arcturius - Au service de la Nouvelle Terre
IRéflexions sur Imagination et pensée au XVIIe siècle » Le terme imagination » vient du latin imago qui présente une racine commune avec imitari qui signifie imiter ». Il désigne donc étymologiquement l'imitation par les images ». Plus largement, l'imagination est une activité de l'esprit qui permet de construire des représentations. Ces représentations peuvent convoquer des êtres ou des objets absents mais réels. Elles peuvent aussi construire un monde imaginaire. Dans une perspective littéraire le terme renvoie également à l'idée d'invention, au processus de création d'un auteur, à sa capacité de produire ou reproduire des images et à les combiner. Le terme pensée » vient du latin pendere qui signifie peser » ou pensare qui signifie juger ». Sa définition recouvre plusieurs acceptions il désigne toute action de l'esprit comme le doute, la compréhension, le jugement, la connaissance élaborée. La pensée se distingue donc de l'action. Le parcours se borne au XVIIe siècle, époque qui voit se développer une réflexion sur la nature humaine. Les auteurs classiques, dont La Fontaine fait partie, mettent donc la littérature au service de la réflexion. Pour ce faire, ils s'inspirent des auteurs antiques notamment Platon ou Aristote qui se défiaient de l'imagination - qui peut être trompeuse et mensongère - et entendaient la réguler par l'imitation la mimesis. Les auteurs classiques envisagent donc nécessairement l'imagination en lien avec la raison pour donner une portée morale à leurs œuvres et leur assigner donc une double fonction plaire et instruire » afin de mener l'homme sur la voie de la sagesse. L'intitulé du parcours invite à se poser diverses questions Quelle réflexion d'ordre social, moral ou philosophique une œuvre littéraire, produit de l'imagination d'un auteur, peut-elle proposer ? La fiction est-elle un support efficace de l'argumentation ? La pensée rationnelle est-elle compatible avec construction d'un monde imaginaire ? Sur quels aspects de la réalité l'auteur fait-il reposer son imagination ? L'imitation favorise-t-elle ou entrave-t-elle la création ? IIL'œuvre au programme AL'auteur Jean de La Fontaine 1621-1695 Jean de La Fontaine naît et grandit à Château-Thierry où il mène une existence paisible. Il devient avocat puis succède à son père qui était maîtres des eaux et forêts. Il est introduit à la cour de France par Fouquet, le surintendant des Finances, qui apprécie son œuvre et devient son mécène. Il y fait la connaissance des grands auteurs comme Racine, Molière et Mme de Sévigné. Quand Fouquet est arrêté par Louis XIV en 1661, il prend sa défense. La disgrâce du premier entraîne celle du second. Fouquet est accusé d'avoir dilapidé l'argent de l'État et il est condamné à la prison à perpétuité. Il avait amassé une immense fortune et fait construire un magnifique château à Vaux-le-Vicomte. Trop puissant et trop influent, Fouquet sert d'exemple car Louis XIV voulait réduire les prérogatives des aristocrates et détenir tous les pouvoirs. Louis XIV ne pardonne pas à La Fontaine sa loyauté indéfectible envers son protecteur l'auteur doit s'éloigner un moment de la cour. La Fontaine se consacre à l'écriture et publie d'abord un recueil de récits d'inspiration libertine intitulé Contes et Nouvelles. Cette publication lui vaut un succès immédiat en 1665 puis en 1674. Certains textes sont accusés d'être trop libertins et sont censurés. La Fontaine s'intéresse ensuite au genre de la fable. Les deux publications de ses ouvrages en 1668 et 1693 sont également un immense succès. Il se place successivement sous la protection de la duchesse d'Orléans puis de Madame de la Sablière et enfin d'Hervart, conseiller au Parlement de Paris. Revenu à Paris, La Fontaine profite d'une vie mondaine. Il fréquente tous les grands auteurs de son temps. Il est élu à l'Académie française en 1683. La fin de sa vie est marquée par une grande austérité religieuse. Il renie ses Contes et se retire de la vie mondaine. Il meurt en 1695. BL'œuvre Fables, livres VII à XI, 1678-1679 La fable est un genre littéraire ancien qui appartient d'abord à la tradition orale. Transmise de génération en génération, elle propose une morale, une leçon de sagesse, son but est avant tout didactique. Le poète grec Ésope VIIe - VIe siècle av. et le poète latin Phèdre Ier siècle av. – Ier siècle ap. sont les deux principales sources d'inspiration de La Fontaine. La fable est une brève fiction qui suit un schéma narratif. Elle a une valeur probatoire elle apporte une preuve et contient souvent une morale ou une adresse au lecteur. Elle met en scène des animaux, des objets, des allégories ou des êtres humains qui ont une portée universelle et exemplaire. La Fontaine va donner ses lettres de noblesse à la fable en la versifiant ; en jouant sur le rapport entre les événements racontés et la morale proposée ; en donnant aux sujets abordés une résonance contemporaine, sociale ou politique mais également philosophique et personnelle. L'étude des Fables de La Fontaine passe par une réflexion à la fois sur la forme et sur la portée du texte. Selon son auteur, la fable relève de l'apologue elle propose le récit d'une aventure assortie d'une morale explicite ou implicite qui l'illustre, qui l'éclaire, qui en propose le contrepoint. Le lecteur est ainsi amené à produire des représentations, à transposer les allégories de la fiction dans le monde des humains pour en comprendre les mécanismes et les travers. Le Pâtre et le Lion », FablesLes livres VII à XI des Fables de La Fontaine renouvellent particulièrement le genre de la fable et s'éloignent du modèle d'Ésope. Le second volume propose des fables plus longues que dans le premier. La Fontaine détaille davantage les circonstances de l'action et le portrait des personnages. Les animaux y côtoient des hommes et leurs comportements sont plus humains. Ce renouvellement formel s'accompagne d'une évolution thématique les récits s'inscrivent dans un contexte contemporain de l'auteur. L'ensemble des textes s'adresse donc de façon évidente aux adultes. Les personnages vivent désormais en société, ont un statut social, développent des réflexions philosophiques ou religieuses. Les textes présentent une vision critique de la société du XVIIe siècle où règnent l'injustice et l'hypocrisie. Le fabuliste invite le lecteur à la réflexion, à la tempérance et à la prudence. A La Fille », livre VII, 1678 Certaine Fille, un peu trop fière Prétendait trouver un mari Jeune, bien fait, et beau, d'agréable manière, Point froid et point jaloux ; notez ces deux points-ci. Cette Fille voulait aussi Qu'il eût du bien, de la naissance, De l'esprit, enfin tout ; mais qui peut tout avoir ? Le destin se montra soigneux de la pourvoir1 Il vint des partis d'importance. La Belle les trouva trop chétifs de moitié Quoi moi ? quoi ces gens-là ? l'on radote, je pense. À moi les proposer ! hélas ils font pitié. Voyez un peu la belle espèce ! L'un n'avait en l'esprit nulle délicatesse ; L'autre avait le nez fait de cette façon-là ; C'était ceci, c'était cela, C'était tout ; car les précieuses Font dessus tout les dédaigneuses. Après les bons partis les médiocres gens Vinrent se mettre sur les rangs. Elle de se moquer. Ah vraiment, je suis bonne De leur ouvrir la porte ils pensent que je suis Fort en peine de ma personne. Grâce à Dieu je passe les nuits Sans chagrin, quoique en solitude. La Belle se sut gré de tous ces sentiments. L'âge la fit déchoir ; adieu tous les amants2. Un an se passe et deux avec inquiétude. Le chagrin vient ensuite elle sent chaque jour Déloger quelques Ris, quelques Jeux, puis l'Amour ; Puis ses traits choquer et déplaire ; Puis cent sortes de fards. Ses soins ne purent faire Qu'elle échappât au Temps, cet insigne larron Les ruines d'une maison Se peuvent réparer que n'est cet avantage Pour les ruines du visage ! Sa préciosité changea lors de langage. Son miroir lui disait Prenez vite un mari. Je ne sais quel désir le lui disait aussi ; Le désir peut loger chez une précieuse. Celle-ci fit un choix qu'on n'aurait jamais cru, Se trouvant à la fin tout aise et tout heureuse De rencontrer un Pourvoir l'établir par le Amants hommes qui ont déclaré leurs sentiments Malotru homme mal bâti. Expression du dédain Portrait du mari idéal Conséquence de son attitude dédaigneuse Évocation de la vieillesse Expressions relatives à l'écoulement inexorable du temps Mouvements du texte Premier mouvement, présentation des circonstances, les prétentions de la fille de Certaine Fille » à tout avoir ? ». Deuxième mouvement, la fille repousse tous les prétendants de Le destin » à ces sentiments. ». Troisième mouvement, les ravages du temps et leurs conséquences de L'âge la fit » à la fin. L'essentiel du texte à retenir Une satire de la préciosité La préciosité est un art de vivre et une esthétique qui s'épanouit entre 1650 et 1660 au sein de l'aristocratie parisienne. Le mouvement naît en réaction contre la grossièreté des mœurs et le langage de l'époque. Il propose de restaurer l'élégance des propos et des tenues. Dans cette fable, La Fontaine en montre les excès en mettant en scène une femme capricieuse et trop exigeante dont il fait le portrait. Faute d'avoir su apprécier les qualités de ses prétendants, elle se retrouve seule avant de se marier au moins séduisant de tous. La fable, un récit au ton plaisant La Fontaine voulait, grâce à ses fables, instruire et plaire. La tonalité d'ensemble de La Fille » est plaisante. En effet, le fabuliste sollicite la complicité du lecteur et la caricature qu'il peint de la précieuse en fait un personnage plus ridicule qu'inquiétant. L'auteur ménage aussi un effet de chute propre à surprendre le lecteur son personnage finit par gagner en sagesse et par adopter un comportement modeste tout à fait inattendu. Une leçon de sagesse L'histoire de la Fille est exemplaire et a une valeur probatoire. Elle est l'occasion pour le fabuliste d'offrir une leçon philosophique au lecteur le temps fait son œuvre donc l'homme doit profiter de sa jeunesse. Par ailleurs, il ne doit pas laisser sa vanité guider ses choix mais se satisfaire de son sort. B Les Animaux malades de la peste », livre VII, 1678 Un mal qui répand la terreur,Mal que le Ciel en sa fureurInventa pour punir les crimes de la terre,La Peste puisqu'il faut l'appeler par son nomCapable d'enrichir en un jour l'Achéron1,Faisait aux animaux la ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés On n'en voyait point d'occupésÀ chercher le soutien d'une mourante vie ;Nul mets n'excitait leur envie ;Ni Loups ni Renards n'épiaientLa douce et l'innocente Tourterelles se fuyaient Plus d'amour, partant2 plus de Lion tint conseil, et dit Mes chers amis,Je crois que le Ciel a permisPour nos péchés cette infortune ;Que le plus coupable de nousSe sacrifie aux traits du céleste courroux,Peut-être il obtiendra la guérison nous apprend qu'en de tels accidents3On fait de pareils dévouements Ne nous flattons donc point ; voyons sans indulgenceL'état de notre moi, satisfaisant mes appétits gloutonsJ'ai dévoré force4 m'avaient-ils fait ? Nulle offense Même il m'est arrivé quelquefois de mangerLe Berger. Je me dévouerai donc, s'il le faut ; mais je penseQu'il est bon que chacun s'accuse ainsi que moi Car on doit souhaiter selon toute justiceQue le plus coupable périsse.— Sire, dit le Renard, vous êtes trop bon Roi ;Vos scrupules font voir trop de délicatesse ;Et bien, manger moutons, canaille, sotte espèce,Est-ce un péché ? Non, non. Vous leur fîtes SeigneurEn les croquant beaucoup d' quant au Berger l'on peut direQu'il était digne de tous maux,Étant de ces gens-là qui sur les animauxSe font un chimérique dit le Renard, et flatteurs d' n'osa trop approfondirDu Tigre, ni de l'Ours, ni des autres puissances,Les moins pardonnables les gens querelleurs, jusqu'aux simples mâtins5,Au dire de chacun, étaient de petits vint à son tour et dit J'ai souvenance6Qu'en un pré de Moines passant,La faim, l'occasion, l'herbe tendre, et je penseQuelque diable aussi me poussant,Je tondis de ce pré la largeur de ma n'en avais nul droit, puisqu'il faut parler ces mots on cria haro7 sur le baudet. Un Loup quelque peu clerc prouva par sa harangue8Qu'il fallait dévouer ce maudit animal,Ce pelé, ce galeux, d'où venait tout leur peccadille9 fut jugée un cas l'herbe d'autrui ! quel crime abominable !Rien que la mort n'était capableD'expier son forfait on le lui fit bien que vous serez puissant ou misérable,Les jugements de cour vous rendront blanc ou Achéron Fleuve des Partant par Accident ce qui est Force de Mâtins gros chiens de J'ai souvenance je me Haro Interjection qui exprime l'indignation et dénonce quelqu' Harangue Peccadille faute sans gravité. Tonalité tragique Champ lexical de la faute Champ lexical de la justice Éloge du Lion par le Renard qui souligne sa grandeur d'âme Hyperboles, réquisitoire contre l'Âne Prédateurs Mouvements du texte Premier mouvement, présentation des circonstances, les animaux ont la peste de Un mal » à plus de joie. ». Deuxième mouvement, aveux successifs du Lion et de l'Âne de Le Lion » à parler net. ». Troisième mouvement, argument fallacieux qui condamne l'Âne de À ces mots » à bien voir. ». Quatrième mouvement, morale de Selon » à la fin. L'essentiel du texte à retenir Une fable au ton tragique Un terrible fléau s'abat sur les animaux. Alors qu'ils entendent trouver un coupable qui doit être puni, chacun passe aux aveux. Après ceux du lion vient le tour de l'âne qui est finalement condamné pour un fait sans gravité. Le fabuliste met en scène un procès injuste qui condamne un innocent. La stratégie argumentative à l'œuvre Le discours du Lion suit une progression logique. Après avoir exposé la situation, il confesse ses torts et les justifie. Puis, il invite les autres à en faire autant avant d'en tirer une conclusion. Il réaffirme son autorité en parlant au nom de la communauté. Il se réclame d'une certaine sagesse, semble vouloir rendre justice de façon équitable. La longueur de son discours et son éloquence sont remarquables. L'éloge du Lion par le Renard contribue à le dédouaner de ses fautes. Le Loup va prononcer un réquisitoire sans appel contre l'Âne. Ses propos le condamnent sans argument logique et valable. Une dénonciation des injustices sociales Le pouvoir des puissants est ici présenté comme irréductible. Le discours du Lion minimise son crime avoir mangé un berger et celui du Renard lui apporte du crédit. Ses arguments pour défendre le Lion sont fallacieux. Tous les animaux en présence sont des prédateurs et tous se rangent derrière le Lion et le Renard. L'Âne avoue à son tour qu'il a mangé de l'herbe. Alors que son tort est sans commune mesure, il provoque l'indignation des courtisans qui le rendent coupable du fléau. Cette fable illustre l'idée que la raison du plus fort est toujours la meilleure ». La justice ne condamne pas le criminel mais rend ses jugements en fonction du rang social. C Les Obsèques de la lionne », livre VII, 1678 La femme du Lion mourut Aussitôt chacun accourutPour s'acquitter envers le PrinceDe certains compliments de consolation,Qui sont surcroît d' fit avertir sa Province1Que les obsèques se feraientUn tel jour, en tel lieu ; ses Prévôts2 y seraientPour régler la cérémonie,Et pour placer la si chacun s'y Prince aux cris s'abandonna,Et tout son antre en Lions n'ont point d'autre entendit à son exempleRugir en leurs patois Messieurs les définis la cour un pays où les gensTristes, gais, prêts à tout, à tout indifférents,Sont ce qu'il plaît au Prince, ou s'ils ne peuvent l'être,Tâchent au moins de le paraître,Peuple caméléon, peuple singe du maître ;On dirait qu'un esprit anime mille corps ;C'est bien là que les gens sont de simples revenir à notre affaireLe Cerf ne pleura point, comment eût-il pu faire ?Cette mort le vengeait ; la Reine avait jadisÉtranglé sa femme et son il ne pleura point. Un flatteur l'alla dire,Et soutint qu'il l'avait vu colère du Roi, comme dit Salomon,Est terrible, et surtout celle du Roi Lion Mais ce Cerf n'avait pas accoutumé3 de Monarque lui dit Chétif hôte des boisTu ris, tu ne suis pas4 ces gémissantes n'appliquerons point sur tes membres profanesNos sacrés ongles ; venez Loups,Vengez la Reine, immolez tousCe traître à ses augustes Cerf reprit alors Sire, le temps de pleursEst passé ; la douleur est ici digne moitié couchée entre des fleurs,Tout près d'ici m'est apparue ;Et je l'ai d'abord m'a-t-elle dit, garde que ce convoi,Quand je vais chez les Dieux, ne t'oblige à des Champs Élysiens j'ai goûté mille charmes,Conversant avec ceux qui sont saints comme agir quelque temps le désespoir du prends plaisir. À peine on eut ouï la chose,Qu'on se mit à crier Miracle, apothéose !Le Cerf eut un présent, bien loin d'être les Rois par des songes,Flattez-les, payez-les d'agréables mensonges,Quelque indignation dont leur cœur soit rempli,Ils goberont l'appât, vous serez leur Sa Province son Prévôts grands N'avait pas accoutumé n'avait pas l' Ne pas suivre ne pas imiter Expression ostentatoire de la souffrance Portrait négatif des courtisans Expression de la tyrannie du roi Parataxe, absence de lien logique Prosopopée de la défunte reine Impératifs Mouvements du texte Premier mouvement, présentation des circonstances, la mort de la Lionne de La femme » à la cérémonie ». Deuxième mouvement, l'affliction des courtisans de Et pour » à les Courtisans. ». Troisième mouvement, la définition de la Cour par le fabuliste de Je définis » à simples ressorts. ». Quatrième mouvement, le Cerf justifie son attitude de Pour revenir » à loin d'être puni. ». Cinquième mouvement, morale de Amusez » à la fin. L'essentiel du texte à retenir Une satire virulente À la mort de la Lionne, le Lion exprime sa douleur de façon très ostentatoire tout comme les courtisans qui calquent leurs attitudes sur la sienne. Le Lion, en monarque absolu, se comporte par ailleurs de façon tyrannique. Il prononce une sentence arbitraire fondée sur des rumeurs et condamne le Cerf sans procès. Une réflexion sur le pouvoir de la parole Alors que le Lion condamne le Cerf à une mort certaine, ce dernier prononce un plaidoyer pro domo c'est-à-dire pour défendre ses propres intérêts. Il s'appuie sur l'argument selon lequel la reine lui ait apparue et lui a donné l'ordre de ne pas pleurer. Son raisonnement convainc les courtisans qui crient au miracle. Le Lion lui aussi se range à cette version des faits. La société de cour vue par le fabuliste Le narrateur-fabuliste intervient, ce qui est très rare, à deux reprises dans la fable. Il intervient d'abord après l'exposition des faits pour dresser un portrait très négatif des courtisans. Il les décrit comme des comédiens hypocrites et opportunistes, prêts à tout pour plaire au roi. À la fin de la fable, le fabuliste intervient de nouveau avec ironie et donne des conseils au lecteur le roi est orgueilleux et pour lui plaire il faut lui dire ce qu'il veut entendre. C'est le seul moyen de survivre dans l'univers impitoyable de la cour.
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